Monday, March 1, 2010

Recette de la semaine: Jambon au sirop d'érable, réchauffé sur moteur Ford


La Patrouille étant ce qu'elle est, sur la route maintenant 5 jours par semaine plutôt que 4, je dois me nourrir dans mon camion qui n'est pas encore équipé d'un four à micro-onde ou d'une cuisinière. Des fois j'en ai comme plein mon casque des sandwichs au jambon et des Pad Thaï de la rue Mont-Royal. Vivement un bon repas chaud maison! La saison des sucres étant commencée, voici l'occasion de vous faire part de ma recette de Jambon au sirop d'érable réchauffé au moteur Ford.

Couper 1 livre de jambon en tranches fines
Faire rôtir dans un peu de beurre à feu vif.
Poivrer.
Une fois le jambon bien croustillant, déglacer au vin blanc (1/2T) et laisser réduire.
Ajouter 2/3T de sirop d'érable.
Laisser caraméliser.
Déposer dans du papier d'aluminium et refermer en papillotte. Assurez-vous pour qu'elle soit bien étanche.

Pour réchauffer, placer de façon sécuritaire sur la tête du moteur de votre véhicule en marche et laisser réchauffer au moins 1 heure. La chaleur peut varier selon la grosseur du moteur (V4, V6 ou V8) et la vitesse à laquelle vous roulez.

J'entends déjà les écolos rugir, mais sachez que cette recette a été réchauffée durant mes déplacements sur mes heures de travail!


Monday, January 25, 2010

Tremblement de nerfs



Moins de 24h après le séisme en Haïti, j'ai été appelé avec mon collègue David Boily à aller relever notre autre collègue Ivanoh Demers qui, comme on le sait, a vécu intensément l'expérience sur place, de sa chambre d'hôtel de Port-au-Prince. Il a raconté son récit (avec notre collègue Chantal Guy) à Radio-Canada, l'entrevue de Christiane Charette est ici.


Chacun de nous avons vécu cette expérience de façon différente. C'est clair que du point de vue professionnel, on va s'en souvenir longtemps. Et au point de vue personnel, permettez-moi le jeu de mot poche, j'ai vécu un tremblement de nerfs.


Pour ma part, c'était une première expérience de ce genre. Je suis allé souvent à l'extérieur du pays pour produire des reportages à caractère éditorial. Et mon travail ici à Montréal m'a souvent donné de fortes doses d'émotions. Mais jamais autant qu'un désastre naturel avec des milliers de décès.


J'ai reçu un véritable bombardement de stimulis. Les odeurs (la putréfaction des corps, les excréments, les déchets que l'on brûle...), la vision (les blessés, les cadavres laissés à l'abandon, les regards vides, les immeubles écroulés à perte de vue...), les sons (les enfants qui gémissent de douleur à l'hôpital, les klaxons incessants, les sirènes, les hélicos...) et même le toucher (les gens qui nous touchent, un enfant qui m'a pris par la main...). Et c'était sans répit, du matin au soir, 15h par jour.


Autant de stimulis qui se sont accumulés dans mon esprit, que j'ai enfouis à mesure que j'accumulais les heures de travail et les heures d'insomnie.


De retour dans mon monde douillet, survient ensuite le malaise intérieur, la culpabilité.


La culpabilité, parce que je me disais que bon, mon petit malheur et mon inconfort n'est évidemment pas comparable aux malheurs et à la tragédie que subissent des milliers d'Haïtiens. Comme si je ne me donnais pas le droit d'être ébranlé.

Mais toutes ces images et souvenirs me hantent et reviennent à la surface. Je ne peux pas faire abstraction et oublier ce que j'ai vu et ressenti. Mais j'apprends à me déculpabiliser. À accepter la fatalité de la chose. Avoir de l'empathie c'est bien, mais s'approprier le malheur des autres ça peut devenir malsain pour soi-même. Plutôt que de retenir les aspects négatifs de l'histoire, j'essaie de garder en tête les aspects positifs et les belles images (oui il y en a!!!): la force et la résilience des Haïtiens, la joie de vivre des enfants, leur sourire.


Martin Benoit a publié sur son blog une réflexion sur l'émo-journalisme. Je suis persuadé, comme lui, de l'importance de la rapidité de couvrir des événements comme celui qui touche Haïti. Par exemple, une semaine après le séisme, la Croix-Rouge Canadienne avait récolté plus de 50 millions de dollars. C'est évident que ce succès est directement proportionnel à l'importante couverture médiatique. Il faut néanmoins relativiser les choses un peu: entre envoyer un avion rempli de médecins et de médicaments ou bien un avion rempli de journalistes, le choix est évident. Mais je crois que les médias auront toujours un rôle important dans ce genre de tragédie. On parle déjà d'un "essouflement du sujet" dans les médias, qui ont tendance à passer rapidement à un autre sujet. Haïti descend tranquillement dans l'ordre des sujets des bulletins de nouvelles. Espéront que le soutien lui va demeurer.


Et pour ma part, si j'ai pu émouvoir ne serait-ce qu'une seule personne avec mes images, assez pour qu'elle fasse un don de 20 piasses à la Croix-Rouge, eh bien j'aurai le sentiment du devoir accompli.


Vous pouvez donner à la Croix-Rouge Canadienne en cliquant ici.


(sur la route du Canapé Vert, ému de constater les dégats)

Thursday, December 31, 2009

Mots-croisés

Quand je vois ma fille de 6 ans fouiller dans la grosse Presse du samedi pour trouver ses mots-croisés, je me dis que le journal papier est quelque chose de merveilleux et qui est irremplaçable. Dire qu'en septembre, sa prof de 1ere année nous avait dit que les enfants pourraient lire aisément à Noël. Mission accomplie. Et ma fille me le prouve à chaque jour.

L'année 2009 a été plutôt rock'n roll chez-nous à La Presse, mais s'est terminée sans pencartes ni sifflets devant le 7 rue St-Jacques. On espère que l'année 2010 puisse nous permettre de continuer à expérimenter les nouveaux médiums sur le web, mais aussi consolider notre bon vieux papier, pour qu'au moins nos enfants puissent continuer de fouiller la grosse Presse du samedi.

Bonne année à tous!

Tuesday, December 29, 2009

L'année RueFrontenac


Je me demande toujours si je dois vous souhaiter que le conflit se règle, ou bien de continuer votre beau et bon travail à RueFrontenac. Quel est le meilleur des deux mondes? Les deux options seraient-elles possible à concilier? On l'espère tous...

Wednesday, December 23, 2009

La décennie La Presse


La moitié du staff des photographes de La Presse n'y travaille pas depuis plus de 5 ans à peu de choses près, mais on vous présente quand même nos meilleures depuis 10 ans...
Joyeuses Fêtes

Tuesday, November 24, 2009

TSHI


TSHI a un regard particulier, une méthode particulière et une approche unique. Certains disent que ses images, c'est toujours du pareil au même. You bet. Moi j'appelle ça une signature. Et quelle signature.


Sunday, November 22, 2009

Recette de la semaine: 8 heures plus tard


C'est novembre, aussi bien s'empiffrer de bonne viande. Cuite lentement, c'est encore meilleur. Prévoir une journée pour cette recette. Parraît qu'on appelle ça du slow cooking. Peu importe le nom, c'est bon en ta...

Inspiré librement du resto Joe Beef.

BABY BACK RIBS de 8 HEURES

Pour deux bouches: 1 baby rack ribs (de porc)

1ère étape, il est 10H00
Couper le rack en 4 morceaux et les faire mijoter 1h30 à feu doux avec du laurier, un oignon, des clous de giroffle, beaucoup de sel et de poivre en grain.

2ème étape
Et non la moindre: la marinade.
pendant que la viande mijote, faire mijoter pendant 20 minutes:
1 tasse de ketchup
3/4 tasse de Coke
1/4 tasse de mélasse
1/4 tasse de vinaigre balsamique (déjà réduit si possible)
2 cuillères à soupe de sauce chili chinoise
1 cuillère à soupe de moutarde en poudre
2 cuillères à soupe de paprika
1 cuillère à thé de café instant (facultatif, mais ça fait spécial)
sel et poivre
refroidir

3ème étape, il est midi.
Mariner les ribs avec la marinade au moins 3h, au frigo.

4ème étape, il est 15h.
Mettre les ribs au four à 300 sur une tôle, sur la grille du bas, couvrir avec un papier d'alu. Ne PAS enduire de marinade, sinon ça va bouillir. On ne veut pas que ça bouille. Il faut juste aller voir nos ribs aux demies-heures et les badigeonner avec un peu de marinade avec un pinceau. C'est 3 heures de cuissons et d'amourrrrr...

5ème étape, il est 18h
La finishing touch: le glaze. Broil à 450.
On ajoute environ 1/2 tasse de miel ou sirop d'érable au restant de la marinade. Avec ça, on enduit les ribs avec le pinceau et on remonte sur la grille du haut, pas de papier d'alu. C'est pas le temps d'aller fumer dehors ou de prendre une bière dans le salon, PARCE QUE ÇA VA BRÛLER. Quand ça commence à croûter, c'est prêt.


Voici Monsieur Lapin qui capote et demande sa pitance...

Wednesday, November 18, 2009

Viva Algerie!





L'Algérie s'est taillée une place pour le Mondial de 2010. Y'en a qui ont le goût de fêter, ce qui n'est pas vraiment mon cas ces temps-ci...
Le texte de mon partner Hugo Meunier est ici.

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Sunday, November 15, 2009

Bravo David Boily

Bravo à mon collègue David Boily qui a remporté le prix Antoine-Désilet de la FPJQ dans la catégorie reportage. "Fenêtre sur le passé" était vraiment intéressant et inusité. Et que dire du multimédia qui allait de pair! Il est en archive ici sur Cyberpresse.
Malheureusement la FPJQ ne trouvait pas approprié cette année de créer une catégorie "multimédia". Espérons qu'en 2010 nous pourront soumettre nos projets.
La liste des gagnants Antoine-Désilet 2009 est ici.

Deux mains valent mieux qu'une

La semaine dernière, coup de théâtre: le présumé meurtrier de Natasha Cournoyer a été arrêté par les enquêteurs du SPVM. Claude Larouche avait était incarcéré au Centre Opérationnel Est en attendant sa comparution le landemain matin.
Ce matin-là quand la nouvelle est tombée, tous les médias ce sont littéralement garochés au C.O. Est dans l'espoir d'avoir une image du présumé coupable. Malheureusement, il nous était impossible de le voir, nous aurions droit seulement au fourgon cellulaire qui nous passe devant la face en direction du Palais de Justice. Mon mandat était clair, livrer une image très rapidement pour le web. Mais aussi, je me disais qu'il fallait que je capte de la vidéo pour un éventuel reportage. J'ai donc shooté à deux mains, un peu à l'aveuglette, ma vidéo dans la gauche et mon Mark III dans la droite... Ça donne ce que ça donne...



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