
Monday, March 1, 2010
Recette de la semaine: Jambon au sirop d'érable, réchauffé sur moteur Ford

Monday, January 25, 2010
Tremblement de nerfs
Moins de 24h après le séisme en Haïti, j'ai été appelé avec mon collègue David Boily à aller relever notre autre collègue Ivanoh Demers qui, comme on le sait, a vécu intensément l'expérience sur place, de sa chambre d'hôtel de Port-au-Prince. Il a raconté son récit (avec notre collègue Chantal Guy) à Radio-Canada, l'entrevue de Christiane Charette est ici.
Chacun de nous avons vécu cette expérience de façon différente. C'est clair que du point de vue professionnel, on va s'en souvenir longtemps. Et au point de vue personnel, permettez-moi le jeu de mot poche, j'ai vécu un tremblement de nerfs.
Pour ma part, c'était une première expérience de ce genre. Je suis allé souvent à l'extérieur du pays pour produire des reportages à caractère éditorial. Et mon travail ici à Montréal m'a souvent donné de fortes doses d'émotions. Mais jamais autant qu'un désastre naturel avec des milliers de décès.
J'ai reçu un véritable bombardement de stimulis. Les odeurs (la putréfaction des corps, les excréments, les déchets que l'on brûle...), la vision (les blessés, les cadavres laissés à l'abandon, les regards vides, les immeubles écroulés à perte de vue...), les sons (les enfants qui gémissent de douleur à l'hôpital, les klaxons incessants, les sirènes, les hélicos...) et même le toucher (les gens qui nous touchent, un enfant qui m'a pris par la main...). Et c'était sans répit, du matin au soir, 15h par jour.
Autant de stimulis qui se sont accumulés dans mon esprit, que j'ai enfouis à mesure que j'accumulais les heures de travail et les heures d'insomnie.
De retour dans mon monde douillet, survient ensuite le malaise intérieur, la culpabilité.
La culpabilité, parce que je me disais que bon, mon petit malheur et mon inconfort n'est évidemment pas comparable aux malheurs et à la tragédie que subissent des milliers d'Haïtiens. Comme si je ne me donnais pas le droit d'être ébranlé.
Mais toutes ces images et souvenirs me hantent et reviennent à la surface. Je ne peux pas faire abstraction et oublier ce que j'ai vu et ressenti. Mais j'apprends à me déculpabiliser. À accepter la fatalité de la chose. Avoir de l'empathie c'est bien, mais s'approprier le malheur des autres ça peut devenir malsain pour soi-même. Plutôt que de retenir les aspects négatifs de l'histoire, j'essaie de garder en tête les aspects positifs et les belles images (oui il y en a!!!): la force et la résilience des Haïtiens, la joie de vivre des enfants, leur sourire.
Martin Benoit a publié sur son blog une réflexion sur l'émo-journalisme. Je suis persuadé, comme lui, de l'importance de la rapidité de couvrir des événements comme celui qui touche Haïti. Par exemple, une semaine après le séisme, la Croix-Rouge Canadienne avait récolté plus de 50 millions de dollars. C'est évident que ce succès est directement proportionnel à l'importante couverture médiatique. Il faut néanmoins relativiser les choses un peu: entre envoyer un avion rempli de médecins et de médicaments ou bien un avion rempli de journalistes, le choix est évident. Mais je crois que les médias auront toujours un rôle important dans ce genre de tragédie. On parle déjà d'un "essouflement du sujet" dans les médias, qui ont tendance à passer rapidement à un autre sujet. Haïti descend tranquillement dans l'ordre des sujets des bulletins de nouvelles. Espéront que le soutien lui va demeurer.
Et pour ma part, si j'ai pu émouvoir ne serait-ce qu'une seule personne avec mes images, assez pour qu'elle fasse un don de 20 piasses à la Croix-Rouge, eh bien j'aurai le sentiment du devoir accompli.
Vous pouvez donner à la Croix-Rouge Canadienne en cliquant ici.
Thursday, December 31, 2009
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Wednesday, December 23, 2009
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Tuesday, November 24, 2009
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Sunday, November 22, 2009
Recette de la semaine: 8 heures plus tard

Wednesday, November 18, 2009
Viva Algerie!
Sunday, November 15, 2009
Bravo David Boily
Bravo à mon collègue David Boily qui a remporté le prix Antoine-Désilet de la FPJQ dans la catégorie reportage. "Fenêtre sur le passé" était vraiment intéressant et inusité. Et que dire du multimédia qui allait de pair! Il est en archive ici sur Cyberpresse.




